About me?

 

Matthieu Colombel 
Président de Black Meal | Motion Design Studio
Directeur des études en design motion – e-artsup Paris – école de création numérique

Naître Motion designer. Contempler le monde en action. Sentir le rythme. Habiller l’univers selon sa sensibilité et l’animer, tel un petit Frankenstein.
Je suis né de parents psychomotriciens. Mon père disait : Le mouvement, c’est la vie.
De cette phrase découle tout mon raisonnement.

J’ai été élevé par Walt Disney… Je vous entends d’ici… rien d’original, c’est sûr. Ce magicien de l’animation a transformé la vie de nombre d’entre nous. Fantasia restant ma référence absolue (et plus particulièrement « La danse des heures »). Le travail de rythme, le mélange entre instruments de musique et gestuelle m’a toujours fasciné. Rassembler Michey Mouse et Leopold Stokowski sur une même scène… la magie Disney ça part de ça.

« Animation is concentration » dixit Richard Williams… certes… mais je ne peux travailler dans le calme.
J’ai besoin de musique. Après tout, vous le verrez, motion design = contradictions.
Notre expertise ? Artiste et technicien. Notre travail ? Produire et créer. Notre vision ? Concentration et explosion

La meilleure chose pour expliquer qui je suis et ce que je fais, c’est de citer des auteurs, référents. Je me souviens avoir appris ça au collège…
Mon travail gravite autour de 3 artistes (Bon, ok … 4 si je tiens compte de Disney que j’ai cité plus haut… mais ce n’était pas original…)
3 artistes qui ont transformé ma manière de voir les choses.

1 – Kandinsky

Je n’ai jamais pu regarder une toile sans m’imaginer les gestes de l’artiste, ses déplacements dans l’espace et la force, la légèreté de son pinceau ou de ses autres outils.
C’est pourquoi je me sens plus proche des expressionnistes. Regardez Van Gogh. Ses tableaux sont vivants ! Non ? Ça bouge dans tous les sens. C’est fabuleux !
Les pompiers m’ennuient… il manque cette flamme (tadahhh!), cette énergie qui vibre sur la toile. Je ne suis pas quelqu’un de sage. J’aime les explosions.

L’expressionisme. J’adore ce mot.
J’ai passé des heures à regarder les toiles de Kandinsky et à voyager dans son univers. À ses débuts, personne ne comprenait sa démarche. On crachait sur son travail : « C’est quoi ce type qui s’exprime autrement que par la représentation ? »

Loin de moi l’idée de comparer mon travail à celui de Kandinsky, mais on ne comprend pas trop ce que je fais non plus … du moins, au début.
Être marginal, ne pas faire comme tout le monde, transformer son environnement et casser les codes. C’est ce que j’ai fait en créant la première cellule de design motion au sein de TBWA\Paris en 2007. Chambouler le processus de création d’une agence de communication. Apporter de nouvelles solutions, de nouveaux moyens de communications… une nouvelle vision. Était-ce disruptif ? Je n’en sais rien.
Toujours est-il que ça a fonctionné. Nous étions 2 en 2008, 15 en 2011.

2 – Saul Bass

Grand passionné de cinéma (Oui ! Je sais, ce n’est pas original non plus … ça va bien oui !) et plus précisément des opening titles sequences (les génériques de films) je fus fasciné, tout petit, des James Bond.
J’attendais avec impatience les génériques de Maurice Binder. Les formes, les couleurs, les particules (les femmes … oui aussi)
Peu de temps après, je découvrais les films d’Hitchcock et les opening(s) de Saul Bass.

Saul Bass est, pour moi, le premier motion designer … son générique d’Ocean’s Eleven (1960) en est l’exemple parfait.

De nombreux créateurs de génériques le citeront comme référence et copieront son style, influencé par l’univers Bahaus de sa jeunesse.
Musique et Animation ne font qu’un. L’un rythme l’autre.
En 2002, Kuntzel & Deygas, deux artistes français, lui rendent hommage avec l’opening de « Catch me if you can » de Steven Spielberg.

C’est cette même année que je démarre ma formation en design motion en sein d’e-artsup. Ce générique me conforte dans mes choix.

3 – Harold E. Edgerton

Il est le symbole de la décomposition du mouvement. Ce professeur d’électronique, cet artiste technicien, est le premier à capter, aussi précisément, des mouvements, invisibles à l’œil nu, en photographie. C’est Monsieur (Slow)Motion. Il transforme la performance technique en composition graphique. Un magicien de la technique. Une explosion atomique devient chez lui, une œuvre artistique. (Décidément … les explosions et moi O_O)

 

En résumé :

Qui suis-je en 3 mots ?
Designer / Animateur / Technicien

Ou en 2 mots ?
Motion / Director

Ou en 1 mot ?
Créatif

La différence entre un motion designer et un motion director ?

Le motion designer est un des maillons de l’équipe créative.
Le motion director c’est le chef d’orchestre.

Motion Design is raw