Président du studio BlackMeal / Blog sur les tendances du Motion Design et de la vidéo en général

Motion designers / Entrevues : Julien Taillez

julien

Quel âge as-tu ?

J’ai 28 ans, marié et plus de cheveux.

Où travailles-tu ?

À Paris, chez Marcel.. (L’agence Marcel, du nom du fondateur de Publicis) Et de temps en temps comme freelance sur des projets, via notre collectif Blacknegative.

Un taf que tu as fait dont tu es le plus fier ?

J’en aurait deux aux univers opposés : Un reveal de produits pour Lindt, en prises de vues réelles et un tout en animation pour le groupe Remy Cointreau. Ces 2 travaux sont le fruit d’une collaboration avec mon épouse qui est graphiste et motion aussi.

Le meilleur brief qui te serait proposé ?

J’ai en tête ce fameux diagramme qui a fait le tour des réseaux sociaux, où il faut se placer sur la bonne case en fonction du temps et du budget. Pour moi le meilleur brief serait celui qui s’accompagne avant tout d’une bonne organisation, quel que soit le message à faire passer.
diag

Un taf en motion que tu as particulièrement apprécié ces derniers temps ?

Un habillage TV à la sauce MTV et à base d’animes simples et fortes et de couleurs pleines, et cette vidéo réussi à aller au delà d’un simple étalage de choses vue à droite à gauches.

Ces derniers mois je trouve qu’on voit sortir de plus en plus de petits films animés façon 2D, au style complètement « flat » qui va être à la mode cette année mais avec beaucoup de 3D.

Un film à conseiller au cinéma ces derniers mois ? Pourquoi ?

Le dernier film que j’ai vu c’est World war Z et j’avais de gros aprioris dessus puisqu’étant fan depuis toujours des films de Romero. je n’ai pas lu le livre dont est tiré le film, mais je savais qu’il ne fallait pas non plus s’attendre à une véritable adaptation. Le film remplis sa part de frissons et reste très surprenant sans tomber dans le cliché de qui sera le plus gore.. Ca me rappelle « I am Legend », un peu similaire avec son lot de créatures en CGi. Les zombies 3D, même si on les a vu et revus dans les trailers (d’ailleurs il y a trop en ce moment) piquaient un peu des yeux, et bien dans le contexte du film, avec la musique et les bruitages, la tension ils réussissent à se faire assez menaçants. Le concept de scènes gore en hors champs j’ai trouvé que bien qu’en diront les puristes du genre, rajoute beaucoup au contexte de tension présent dans le film, ça fait appel à l’imagination pour une fois.

Quelle est ta définition du motion design ?

le motion design pour moi c’est plutôt 2 aspects. Il y a celui qui consiste à donner vie à un visuel graphique, que ce soit du design vectoriel, photoshop, photo montage ou tout ce qu’on veut, et qui sert faire à passer un message par des techniques d’animation 2D, 3D… Et il y a un autre aspect du motion qui, au delà de rajouter une simple couche d’animation sur un média, s’inscrit dans une démarche artistique qui n’est pas porteuse de message, mais plutôt porteuse d’émotion visuelle et sonore. La sensibilité au son à son importance. Je pense aux installations du genre projections, aux films avec des formes et des couleurs, aux films composés de petits bouts d’animation en tout en rythmes.. Chacun aura son interprétation, on peut parler d’un domaine très vaste puisqu’il englobe des techniques et des talents de tous les milieux. Je pense que de nos jours, avec le rythme de sortis des suites logiciels qui sont de plus en plus complètes, l’accès de plus en plus banal à des ressources en lignes, les machines de plus en plus stables à un prix abordable, tout ça fait que tout dépend du contexte pour lequel ça sera utilisé.

Quel type de motion designer es-tu ?

Je viens d’une formation éloignée du graphisme, au sens traditionnel où l’ont peut l’entendre, à savoir la typographie et le design graphique, j’ai suivis un BTS audiovisuel option Montage et Post-production. Et c’est de là que j’ai découvert After-Effects, les effets spéciaux, le compositing, je me suis vachement orienté vers ça avant d’approcher le milieu du motion design. D’ailleurs on disait « monteur-truquiste » et puis l’étiquette est devenue « animateur-de-graphismes ». C’est naturellement que je me définirait comme un modeleur de l’image plutôt que du design.

Où te vois-tu dans 5 ans ?

Toujours à Paris puisque le marché du travail est concentré essentiellement là. Dans une structure plus petite et ambitieuse.

Bière ou Mojito ?

Ma moitié colombienne m’a enseigné la technique ancestrale du véritable Mojito.

Charcuterie ou fromage ?

Fromages de montagne, mes origines.

Pilule bleue ou pilule rouge ?

pillules

Rouge. La réalité nous permet de rêver.

Comment arrives-tu à combiner Marcel et Blacknegative ? Parle nous de tes 2 expériences.

Avant Marcel j’étais en poste de motion chez DDB° Paris, où j’ai découvert l’art de faire les Case-study originaux comme celui de Mini Maps pour Cannes et d’autres petites bricoles, j’ai pu rencontrer les 84 pour le site du Greenpeace Warrior, et collaborer plus tard avec eux en free sur du compositing « vert ».. et encore avant DDB, j’étais chez Vente-privée.com c’est là que j’ai rencontré Camille et Günther. De là est né notre passion pour la belle image. Ainsi donc chez Marcel j’ai la chance de faire partie d’un grand groupe, encore plus aujourd’hui à l’annonce de la fusion Publicis/Omnicom. J’ai l’occasion de participer de loin et de près aux campagnes de marques très connues du grand public. C’est une assez grosse structure un peu comme une fourmilière avec un planning bien précis où j’y ai un poste exécutif. La créativité je vais la trouver dans des projets free, du côté de Blacknegative. J’arrive à concilier les deux en essayant d’étaler les projets sur au moins plusieurs semaines, et durant les week-ends et le soir, mais pas jusqu’aux aurores. Pour l’instant mon activité principale est à Marcel.

Merci Julien pour ces réponses 🙂

Son showreel 2010 :

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